
En septembre 2011, on a demandé aux membres de la SCSLM de participer à un sondage pour déterminer leurs intentions relatives à la retraite et pour examiner les principaux facteurs de rétention. Le sondage a été mis en oeuvre par Karan Greenock dans le cadre de ses travaux pratiques de baccalauréat en administration de la santé de l’Université Ryerson. Étant donné que la SCSLM est un endroit officiel pour les travaux pratiques de l’Université Ryerson, Mme Greenock a décidé de présenter ce sondage auprès des personnes oeuvrant dans le domaine de laboratoire médical pour déterminer leurs intentions relatives à la retraite et pour examiner les principaux facteurs de rétention.
En 2006, la SCSLM a prévu qu’avant 2015, la moitié de la profession sera admissible à la retraite (selon l’âge de retraite anticipée de 55 ans). Cependant, à la suite de la crise économique mondiale, Mme Greenock s’est demandée si la retraite anticipée était toujours une option réaliste pour la majorité des professionnels de laboratoire et si les chiffres prévus de retraités étaient encore valables. Des données anecdotiques semblaient suggérer que bon nombre de professionnels de laboratoire médical demeureront dans la main-d’oeuvre.
Le sondage a été distribué par l’entremise des e-NOUVELLES de la SCSLM, lues par 4 151 personnes. Le sondage a reçu 716 réponses (656 en anglais et 60 en français, ce qui suggère que le sondage est statistiquement fiable). Le taux de réponse a été 17,2 pour cent. Plus que la moitié (54 pour cent) des enquêtés étaient des technologistes de laboratoire médical et 68 pour cent ont indiqué qu’ils travaillaient surtout dans un environnement hospitalier.
Une illustration démographique a été établie à l’aide des renseignements obtenus dans le sondage. Les données les plus valides concernaient l’âge et l’admissibilité à la retraite.
- 63,7 pour cent avaient 50 ans ou plus
- 20 pour cent des participants seront admissibles à une rente de leur milieu de travail principal en moins d’un an (2012)
- 49 pour cent le seront dans cinq ans (2016)
- 63 pour cent le seront dans les prochains huit ans
Les résultats démontrent que les statistiques de 2006 sont relativement précises parce qu’un nombre important de professionnels seront admissibles à prendre leur retraite. Toutefois, de l’autre côté du sondage, on a examiné les raisons pour lesquelles un grand nombre d’entre eux demeureront employés au lieu d’opter pour la retraite. La décision de prendre la retraite dépend de divers facteurs tels que la santé, la situation financière, le stress et la famille.
Une proportion stupéfiante, soit 99 pour cent des participants, a été d’accord avec l’énoncé « Je crois que mon travail est important ». Les participants sont fiers de leur travail, se sentent chanceux et trouvent leurs activités quotidiennes intéressantes et stimulantes. Il se peut qu’ils aiment leurs emplois en raison de leurs collègues. Quatre-vingt pour cent des participants perçoivent leur environnement de travail comme sécuritaire et confortable et il y a preuve de la collaboration entre les professionnels de laboratoire médical dans le laboratoire.
De toute façon, seulement 28 pour cent envisagent l’occasion de progresser dans leur profession. Il se peut que ce groupe soit déjà doté de l’expérience, étant donné que 75 pour cent ont indiqué que leur rôle implique la prise de décisions et que leur travail exige peu de supervision. Cela laisse entendre que lorsqu’un professionnel atteint un certain niveau dans le secteur, la structure organisationnelle du laboratoire est relativement plate. Ces données suggèrent que les professionnels doivent quitter le secteur pour faire avancer leur carrière.
Si cela s’avère vrai, certaines des réponses indiquent que ces professionnels n’ont pas l’intention de quitter leur domaine. Vingt pour cent des participants ont répondu qu’ils n’ont aucune raison d’abandonner leur emploi, en d’autres mots, ils n’ont pas changé de carrière. Ce n’est pas difficile d’imaginer que, compte tenu du fait que 75 pour cent se voient adéquatement rémunérés pour leur travail, on n’est pas motivé à quitter l’emploi pour obtenir des salaires plus élevés. Les participants ont offert quelques idées des facteurs contribuant à retenir des TLM qualifiés. Les facteurs évalués comme étant les plus importants comprennent : la compensation/la parité avec d’autres professions de santé; la reconnaissance professionnelle; et la dotation adéquate/l’équilibre travail-vie.
D’après les résultats du sondage, Mme Greenock tire ces conclusions :
- La profession fera l’objet d’une bulle de retraite dans les prochaines années
- Si les TLM possèdent des principaux facteurs susmentionnés, ils demeureront plus longtemps dans la profession
- Les employeurs doivent tenir compte de ces facteurs pour planifier des stratégies de rétention visant à minimiser les défis que présente la bulle de retraite imminente
De plus, Mme Greenock est d’avis que la retraite prévue laissera un fardeau pesant sur ceux qui resteront dans la profession. Les technologistes qui demeurent devront faire le nécessaire pour combler la lacune produite par les technologistes de cadre supérieur (gestionnaires, superviseurs, experts d’équipement, super-utilisateurs, etc.) qui ont pris leur retraite. Il y aura une courbe d’apprentissage accélérée pour ces personnes car elles n’auront pas eu l’occasion d’accumuler des années d’expérience attendues avant d’assumer ces nouveaux rôles.
Les taux de retraite projetés posent certainement problème à la profession. La SCSLM s’engage à faciliter les discussions requises pour atténuer ces questions et planifier pour l’avenir.
Nous remercions tous les membres qui ont participé au sondage, ainsi que Karan Greenock pour avoir mené le sondage et avoir partagé les résultats.
