
Brenda Helpard est une professionnelle de laboratoire occupant une poste unique au Nunavut, le territoire canadien à l’extrême nord. Nous l’avons rejointe pour discuter de son rôle en profondeur.
Comment avez-vous entendu au départ du poste de coordonnatrice au point d’intervention au Nunavut, et qu’est-ce qui vous a encouragée à poser votre candidature?
Depuis 2012, St. Joseph’s Healthcare à Hamilton (Ontario) collabore avec le gouvernement du Nunavut dans le domaine des soins de santé. On m’a prêtée de St. Joseph’s pour offrir du soutien aux analyses de biologie délocalisées (ADBD) englobant tous les 25 lieux au Nunavut.
Dans votre rôle, quels sont certains des défis que vous croyez avoir maîtrisés ou abordés?
Les achats, surtout le temps requis pour obtenir des réactifs dans les centres de santé, posent certainement une difficulté. On a fait des améliorations pour faciliter la collaboration avec les magasins dans chacune des régions pour accélérer le taux de disponibilité des matières ADBD dans les centres de santé. J’ai été également en mesure de m’appuyer sur le travail déjà effectué par les laboratoires régionaux pour l’entreposage, la fourniture et le contrôle de la qualité de certaines matières ADBD.
Le deuxième défi serait la formation dans une immense région, surtout avec 24 centres de santé et un hôpital desservant une région deux fois plus vaste que l’Ontario. La télésanté pour la formation en ADBD permet l’apprentissage pratique à distance et augmente des sessions régulières pour la formation continue/l’évaluation des compétences pour le personnel existant et les nouveaux employés.
Quels aspects de votre rôle le rendent agréable?
L’utilisation de nouveaux appareils ADBD est excellente. L’accès aux équipements ADBD sur place a amélioré les délais d’exécution de certaines analyses de suivi, comme le RIN. Dans 22 des centres de santé au Nunavut, on n’a aucun accès direct à un laboratoire, donc les livraisons d’échantillons dépendent de l’horaire des vols de la région en question, ainsi que des conditions météorologiques pouvant provoquer des vols retardés ou annulés. Par conséquent, le personnel de première ligne peut rencontrer des problèmes en livrant des échantillons à l’un des labos régionaux aux fins d’analyse. En ayant des ADBD, comme les électrolytes, disponibles au centre de santé local, les patients peuvent rester avec leurs familles dans leurs communautés pour obtenir le traitement et le suivi appropriés.
Je trouve le dévouement des nombreux employés avec qui je travaille dans les divers centres de santé très agréable. C’est un plaisir de collaborer avec les technologistes et les techniciens de laboratoire dans les labos régionaux au Nunavut. Leur appui dans la validation d’instruments, la participation à des programmes pilotes et le dépannage des appareils ADBD avec les centres de santé est une expérience positive. Le travail dans un territoire si vaste serait impossible sans le soutien que je reçois des laboratoires régionaux.
