EN

Structure des examens

En vous préparant à passer l’examen de certification, il peut s’avérer utile de comprendre comment l’examen est structuré.

Sur quoi les questions d’examen sont-elles fondées?

Toutes les questions sont fondées sur les compétences contenues dans le profil de compétences.

Chaque profil de compétences établit la norme minimale pour l’entrée en pratique et la base sur laquelle on développe des aptitudes de niveau supérieur. On s’attend à ce que les compétences et les aptitudes des professionnels de laboratoire s’améliorent en fonction de leur expérience et de leur formation continue.

Le graphique ci-dessous, autrement appelé le continuum de compétences, démontre en termes généraux comment la performance en milieu de travail peut évoluer au fil du temps.

Compétences minimales (niveau d’entrée)

Un professionnel de laboratoire possédant les compétences minimales remplit son rôle professionnel des manières suivantes :

  • Exercer sa profession de façon sécuritaire
  • Apprendre de ses expériences            
  • Démontrer un potentiel de croissance
  • Demander de l’aide et du soutien pour prendre des décisions
  • Comprendre les aspects évidents mais ignorer les nuances
  • Développer la confiance
  • Avoir une perspective limitée de la profession
  • Nécessiter de la direction pour régler des situations difficiles
  • Manquer parfois de l’initiative
  • Exercer dans le cadre des normes de la pratique

Un profil de compétences existe pour chacune de ces quatre disciplines :

  • Technologie de laboratoire médical
  • Cytologie diagnostique
  • Technologie de la génétique clinique
  • Adjoint de laboratoire médical

Quels genres de questions trouve-t-on dans l’examen?

Niveaux taxonomiques

La SCSLM utilise trois niveaux taxonomiques pour les questions d’examen fondées sur la classification de Bloom, soit mémorisation (connaissances), application (compréhension et application), et pensée critique (analyse, synthèse, évaluation). La plupart des questions d’examen portent sur l’application des connaissances.

Formats d’examen

Les questions d’examen de la SCSLM sont à choix multiples. Les examens de cytologie diagnostique et de génétique clinique comprennent des questions associées à des illustrations. Celui de génétique clinique regroupe des illustrations en cytogénétique et en génétique moléculaire à des fins d’analyse.

Format de questions à choix multiples

  • UNE réponse est acceptable - choisissez la MEILLEURE
  • UN point est alloué pour chaque bonne réponse
  • AUCUNE étude de cas
  • AUCUN choix impliquant - a et b, c et d, toutes les réponses ci-dessus ou aucune de ces réponses

Quelle est la durée de l’examen?

Examen en TLM Examen en cytologie diagnostique Examen en génétique clinique Examen d’ALM
Partie A – 3 heures Partie A – 3 heures Partie A – 3 heures 2,5 heures
Partie B – 2,5 heures Partie B – 2,5 heures Partie B – 2,5 heures
  * La partie A comprendra jusqu’à 80 images avec des questions à choix multiples * La partie A comprendra des cas avec des Illustrations de caryotype pour étiquetage
 

Élaboration et validation des examens

Le Conseil des normes professionnelles choisit des spécialistes certifiés de partout au Canada pour former les groupes d’experts en examens. Les groupes d’experts conçoivent les examens, développent un plan détaillé d’examen et rédigent de nouvelles questions. Ils sont aussi responsables de valider les examens en s’assurant qu’ils sont justes et qu’ils évaluent les compétences ciblées. De nouvelles questions sont incluses dans l’examen, et la note de correction zéro sera assignée aux examens des technologistes à des fins statistiques. Il se peut que l’examen contienne jusqu’à 20 % de nouvelles questions.

Notation/Résultats d’examen

Chaque examen a une « note de passage » qui est le résultat total en pourcentage que vous devez atteindre pour réussir. Toute personne qui atteint cette note réussit à l’examen et il n’y a aucune limite quant au nombre de candidats pouvant réussir.

La note de passage, établie par la méthode Angoff, varie d’un examen à l’autre selon le niveau de difficulté de l’examen en question.

À la suite de chaque examen, la trousse d’examen est retournée au bureau de la SCSLM de partout au pays. Chaque trousse est ouverte et vérifiée pour assurer que tous les documents ont été inclus et que l’entente de sécurité a été signée. Une fois que chaque examen aura été comptabilisé, le processus de notation pourra commencer.

Des feuilles de réponses informatisées sont scannées électroniquement. Nous exécutons de nombreuses mesures de contrôle de la qualité et analysons des statistiques selon chaque question d’examen. Enfin, lorsque l’assurance de la qualité est terminée, les résultats d’examen sont générés et préparés aux fins de l’expédition. Les résultats sont envoyés par la poste à tous les candidats en même temps, accompagnés d’un document indiquant s’ils ont réussi ou échoué à l’examen.

Ce processus peut prendre jusqu’à 45 jours.

Établissement de la note de passage

Pour s’assurer de la qualité de l’exercice, des organismes liés au secteur de la santé exigent que leurs professionnels soient autorisés. L’examen de certification de la SCSLM est présentement l’exigence nationale permettant à tous les technologistes de laboratoire médical d’entrer en pratique partout au Canada (sauf au Québec). L’examen est également requis dans certaines provinces pour les adjoints de laboratoire médical.

Établir la note de passage d’un examen, c’est s’entendre sur une norme de rendement à partir duquel des décisions seront prises quant au niveau de compétence d’une personne dans une discipline donnée. Il est primordial d’établir pour l’examen une note de passage appropriée pour assurer l’efficacité du processus. L’établissement de la note de passage repose sur le jugement d’experts (spécialistes de la discipline en question). La note de passage doit être déterminée après une discussion rationnelle du domaine de la pratique, et une fois pesées les conséquences concernant les décisions prises à l’égard des candidats.

Il faut aussi considérer la validité et la fidélité de l’examen, ainsi que les variables influençant le rendement du candidat. Si la note de passage est anormalement haute, des candidats compétents seraient exclus, et une note de passage trop basse permettra à des candidats incompétents de pratiquer.

La note de passage est établie en fonction des questions de l’examen, et non d’un pourcentage arbitraire ou des résultats du groupe.

Le processus Angoff

La note de passage d’un examen est le pourcentage minimum nécessaire pour réussir à un examen de certification. La note de passage est également appelée le point de coupure ou la note Angoff. Les taux Angoff pour les examens de certification de la SCSLM varient selon le type d’examen et la session mais ils se situent entre 60 et 80 pour cent de toutes les questions répondues correctement. La note Angoff pour chaque type d’examen de la SCSLM est établie indépendamment. Cela veut dire qu’elle peut différer chaque fois qu’un examen est administré.

La méthode Angoff a été conçue par William Angoff en 1971. Il s’agit d’une étude utilisée par les réalisateurs de tests pour déterminer la note ou le pourcentage de passage d’un examen. Ce processus suit la logique qu’une note de passage ne devrait pas être établie de façon aléatoire; il faut la prouver ou la justifier avec des données. Cette méthode implique des experts en la matière qui attribuent une probabilité du nombre de candidats ayant les compétences minimales qui répondront à chaque question correctement.

La SCSLM utilise un double processus modifié de la méthode Angoff pour déterminer la note de passage de chaque examen. Ce processus fait appel à des experts en la matière sélectionnés selon leur région géographique pour discuter des questions qui interviennent dans la fixation de la note de passage et pour évaluer l’examen en suivant une démarche raisonnée et bien définie. L’objectif de cette méthode Angoff est de déterminer le point de coupure (la note de passage) nécessaire pour identifier un professionnel de laboratoire possédant les compétences minimales pour chaque examen de la SCSLM. Les experts du métier examinent le contenu de chaque question et prévoient indépendamment combien de candidats possédant les compétences minimales donneront la bonne réponse. La méthode Angoff définit un candidat possédant les compétences minimales comme étant une personne qui exécute toutes les fonctions d’un emploi de niveau d’entrée de façon adéquate et sécuritaire et qui n’a pas besoin de formation supplémentaire pour le faire.

Les experts en la matière révisent ensuite chaque question en groupe et arrivent à un accord sur la notation de chaque question. Toute question jugée obscure ou ayant plus d’une réponse exacte (ou aucune réponse exacte) est éliminée du processus de pointage pour l’examen en question. La moyenne des prévisions des juges relatives à une question devient la difficulté prévue de cette question. Par conséquent, les tests plus faciles se voient attribuer une note de passage plus élevée. De même, plus un examen est difficile, plus sa note de passage est basse.

La dernière démarche est le calcul de la moyenne de toutes les notations des questions, ce qui devient la note de passage globale. Ce processus se répète pour l’examen en question, ce qui donne un résultat plus précis. Les examens faisant l’objet du double processus modifié de la méthode Angoff ont été révisés et acceptés au préalable par le groupe d’experts en examens. Chaque examen de certification tire des questions d’une banque de questions et chaque question varie en termes de sa difficulté. En raison d’un ensemble de questions différent dans chaque examen, le niveau de difficulté n’est pas fixe. Par conséquent, il est important d’assurer que ce niveau de difficulté est pris en compte dans la note de passage de chaque examen pour garantir la fiabilité des résultats. La crédibilité des tests concerne la reproductibilité des résultats de chaque examen.

Donc, afin qu’un examen soit fiable, il doit produire les résultats semblables (réussite ou échec) pour la même personne dans les circonstances identiques. En tenant compte du niveau de difficulté de l’examen, le double processus modifié de la méthode Angoff augmente considérablement la fiabilité des examens. De plus, puisque chaque examen est modifié selon le niveau de difficulté, chaque examen comporte la même norme de passage.

Cela veut dire que tous les candidats à l’examen reçoivent un traitement équitable même s’ils passent l’examen de certification à une autre session (ou date). Ce processus n’implique pas de courbe en cloche. La performance d’un examen est évaluée selon l’examen et non pas les autres candidats. Donc, si 100 candidats atteignent la note de passage, tous ces 100 candidats obtiennent leur certification.

En utilisant la méthode Angoff, la SCSLM s’assure que la note de passage d’un examen est déterminée par une méthode reconnue, ce qui est nécessaire pour qu’un test soit défendable sur le plan juridique et réponde aux Standards for Educational and Psychological Testing.

© 2017 - CSMLS-SCSLM